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The XX 5 mars, 2010

Posté par lapucealoreille dans : Culture , ajouter un commentaire

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Lui, regard farouche, rasé de près.  Elle, cheveux courts, frange sur les yeux. Au chant et à la guitare, Oliver Sim et Romy Madley Croft s’entremêlent et nous embobinent ! Avec leurs douces voix qui font planer et leurs mélodies cadencées par la boîte à rythme de leurs acolytes Baria Qureshi et Jamie Smith, on tient là une pop atmosphérique, dans la veine du shoegazing (puisqu’il faut catégoriser…) d’une excellente qualité ! Leur son est vraiment frais et reposant. Formé à Londres en 2008, un premier titre du groupe voit le jour : Crystalised. L’album XX  prend la relève en paraissant cet été au Royaume-Uni et le 15 septembre en France. Pop-rock minimaliste, une impression de flottement se dégage de la musique de ces jeunes gens (à peine la vingtaine mais quelle maturité !) qui capte l’attention par sa force mélodique. Inutile de préciser que The XX se sont mis des critiques renommés dans la poche !

Anecdote : pour les plus cultivés, notez que les membres de The XX ont fréquenté le même lycée que Burial, Hot Chip, Four Tet

Retrouvez cette chronique et d’autres sur http://angele21.over-blog.com/

 

Petit détour… 2 février, 2010

Posté par lapucealoreille dans : Bons coins , ajouter un commentaire

Petit détour... dans Bons coins 2154316036_2eb6b48bba1

Pour les anglophiles et amateurs d’ambiance moyenâgeuse, une célèbre librairie créée en 1920, par un couple d’américains, a vu le jour sous le célèbre nom de Shakespeare and Co. Située en plein cœur de la capitale, plus précisément dans le quartier latin, rue de la bûcherie, ce patrimoine culturel vous fera remonter le temps et c’est avec une sorte de paix intérieure que vous la visiterez. Avec quelques fauteuils dispersés ça et là, on peut y flâner en toute tranquillité. L’étage est particulièrement caractéristique :des livres anciens, des banquettes et même un lit. Pourquoi ? C’est que la librairie héberge des voyageurs en échange de quelques heures de travail. Par ailleurs, tous les ouvrages sont en anglais, un bon moyen peut-être de s’encourager à devenir bilingue.

Pour de plus amples informations, il est vivement conseillé de consulter le site : http://www.shakespeareandcompany.com/.

Interview : Olivier LEFEBVRE de l’agence DDB

Posté par lapucealoreille dans : Dans le monde des pros , ajouter un commentaire

 

Interview : Olivier LEFEBVRE de l’agence DDB dans Dans le monde des pros boobs-ddb1

 

Aurélien : Etes-vous à DDB depuis longtemps ?
O.L. : À vrai dire, ça fait cinq et demi que j’y travaille, six si l’on compte le stage de six mois que j’ai fait avant. J’ai déjà commencé par faire un stage ici et on m’a fait signer un contrat après.

Aurélien : Et quelle a été votre formation pour arriver au métier de Concepteur-Rédacteur (CR) ?
O.L. : J’ai effectué un Bac scientifique, mais il nous dégoute tellement des maths que je me suis totalement éloigné des sciences. J’ai ensuite fait un BTS Communication des entreprises, puis après une année à Sup de Pub.

Aurélien : Et vous connaissez d’autres écoles biens par rapport à ce métier ?
O.L. : Pour être créatif c’est Sup de Créa […]. C’est vraiment une bonne école.

Aurélien : Pouvez-vous me décrire une journée-type ?
O.L. : À chaque fois, ça dépend de ce que tu as à faire. On va dire qu’une journée type, c’est une ou deux réunions pour parler de la production d’un film, rencontrer le réalisateur, préparer le film. Quand on a rien de prévu, les commerciaux te briefent sur un sujet, environ une ou deux fois dans la semaine pour t’informer des nouveaux projets. Et sinon tu réfléchis. En ce moment je suis dans une période de production, donc c’est des réunions quotidiennes. Lors de la production d’un film, tu te ballades pendant le tournage, tu es en étalonnage, tu assistes à l’enregistrement du son, ou encore au montage ; ou alors des fois tu restes toute la journée au bureau et tu réfléchis à des idées. Ça varie vraiment.

Aurélien : Et une journée « alerte rouge » ?
O.L. : Tous les jours en ce moment. J’ai fini à 4h30 du matin hier soir. Une journée « alerte rouge », c’est quand t’as deux/trois projets sur le feu, quand tu dois assurer une présentation, finir les maquettes, trouver les accroches. Ensuite il faut assurer une réunion pour préparer un autre film, avoir 2 ou 3 autres réunions avec les clients. Et tu dois préparer des films car il y a des films dans des pays qui ne vont pas pouvoir passer. Donc c’est des journées un peu « chaudes », les projets s’enchainent et tu as peu de temps pour réfléchir. Les coups de fils s’enchainent. Aujourd’hui par exemple il y a une réunion où on doit discuter de comment faire des chartes rédactionnelles etc.

Aurélien : Comment bossez-vous avec le DA (Directeur Artistique)?
O.L. : Comme je suis CR, je bosse avec un DA. Tout va bien, c’est un bon pote, on était ami avant de venir ici. On bosse toute la journée ensemble, on réfléchit aux idées ensemble. Après il fait plus la partie direction artistique/montage, tandis que je réfléchis aux accroches, aux spots, écrire des scripts, écrire des radios. Quand il y a trop de boulot on se répartit les tâches. Cet après-midi, j’assiste à deux réunions, il ne sera pas là, demain ça sera l’inverse. Heureusement qu’on est deux, ça serait ingérable sinon.

Aurélien : Au niveau de l’environnement de travail, y a-t-il une bonne ambiance ?
O.L. : Tout va bien, dans le bureau l’ambiance est bonne. Après, il y a des équipes dans lesquelles ça se passe assez mal. Avant j’avais un collègue DA, ça se passait mal, on s’engueulait souvent, on n’avait pas la même vision du métier. Après avec mon nouveau collègue, on a la même vision des choses, la même ambition de réussir. L’ambiance est bonne au boulot, on s’amuse assez. Ce qui est beau dans ce métier, c’est quand tu t’amuses. Si tu ne t’amuses pas, c’est vrai que c’est peut-être un peu chiant.

Aurélien : J’allais demander les plus et les moins de ce métier, mais j’ai la réponse pour les plus…
O.L. : Oui voilà, s’amuser c’est essentiel, sinon le stress te bouffe, il y a beaucoup de pression. Avec toute la nouvelle technologie, Internet, les appareils photos numériques, il y a de moins en moins de temps pour faire les choses. Les clients sont un peu mal éduqués, ils viennent début mars pour avoir une campagne affichage mi-avril. C’est ridicule, là on a fait un shoot en une semaine. C’est absurde, on ne fait pas un shoot en une semaine. Les moins, c’est qu’il y a plus du tout de temps pour faire les choses et c’est vraiment un problème. Il y a beaucoup de pression et de stress mais quelque part ça peut être positif. Après c’est toi, si tu le gères ou pas ; si tu veux te contenter de faire un truc et gagner ton salaire, c’est sûr que t’auras moins de stress. Mais après si tu t’impliques bien et que tu aimes ton métier…. Il y a de moins en moins d’argent pour faire les choses aussi. Il y a de moins en moins de temps. Il arrive que tu doives faire des projets en deux jours, une semaine. Il faut toujours travailler dans l’urgence. Le point positif, c’est que l’on voyage souvent. On tourne beaucoup en  Afrique du sud et en Argentine car quand on est en hiver en France, c’est plus pratique au niveau du temps. Des amies sont allées en Nouvelle-Zélande, récemment, elles ont adoré. Je suis allé à Tanger au Maroc, il n’y a pas longtemps. Quand tu vas à l’étranger, tu vas dans les meilleurs restaurants, tu visites, tu fais du tourisme, tu dors dans les meilleurs hôtels. […] On te paye pour trouver des idées drôles. Je pense que c’est un métier qui fait encore rêver. Je sais qu’autour de moi les gens me disent que j’ai beaucoup de chance de faire ce métier, mais après quand ils regardent mes horaires, je suis loin des 35 h.

Aurélien: Avez-vous une anecdote à raconter ?
O.L. : Il y a un dicton dans la pub qui dit «  tu rigoles au tournage, tu pleures au montage ». Quand on voit le résultat en boucle pendant des heures et qu’on se rend compte que ce n’est pas ce qu’on désirait, parfois on s’arrache les cheveux.

Aurélien : Est-ce un métier où la personnalité prime ?
O.L. : Ça dépend des personnalités, des mecs super timides vont être super brillants. Pour être très bon créatif, il faut avoir des idées. A l’école on me disait «quand on est créatif, il faut avoir une dizaine d’idées dans la journée». C’est faux, il faut en avoir mille, dont cent bonnes, car tu peux en proposer une et il faut en avoir de rechange que le client peut racheter. La personnalité joue vachement car oui, tu peux te faire bouffer la gueule à tout moment : le client pas satisfait, il faut vendre l’idée quand même ; les commerciaux qui se mêlent de ton métier et qu’il faut remettre en place ; le réalisateur qui voit le film à sa manière et toi tu le veux d’une autre. Il faut savoir s’imposer. Je sais qu’avec mon collègue, on passe pour des grandes gueules. Mais bon, ça ne me dérange pas, je préfère passer pour une grande gueule que me faire écraser.

Aurélien : Avez-vous des modèles de réussite ?
O.L. : Il y a toujours des mecs brillants. Le premier d’entre eux Bill Bernbach, c’est lui qui a créé DDB et la publicité moderne, dans ses livres il parle de choses qui sont encore valables aujourd’hui. Assez visionnaire, il a été le premier à dire que la pub serait un visuel, un logo, et une accroche en bas. Sinon les supers teams créatives. Après tu admires certaines personnes pour leur parcours. Il y a aussi Fred et Farid, les deux présidents de FFL qui ont été très brillants, mais malheureusement ils ont une réputation assez mauvaise. J’admire leur parcours professionnel, mais je n’aimerais absolument pas ressembler à ces gars là. Après, tous les créatifs qui ont fini par monter leur boîte, comme John Hegarty (le H de BBH), le directeur de création avec qui je bosse en ce moment est un des plus primés du moment, j’admire ça. Sinon Paul Silberg. Ou encore le directeur de création de DDB, qui a seulement 31 ans, je respecte beaucoup ça. Les deux nouveaux directeurs de création de TBWA, Holden et Noël, qui ont également une carrière magnifique. Il y a des mecs tu te dis : « Ouais, j’aimerais bien faire leur carrière ». C’est-à-dire une ou deux campagnes une fois tous les trois mois. Holden et Noël ont réussi à faire un lion d’or au festival de Cannes. En plus, au départ C’était une compétition. Allier argent, business et prix créatifs, c’est quelque chose de magnifique à la base.

Aurélien : Des campagnes dont vous êtes fier ?
O.L. : C’est marrant, quand tu trouves une idée, tu trouves ça très bien. Au fur et à mesure, t’es tellement dessus, pour la faire. À la fin t’en es un peu dégouté. Dernièrement, on fait un film, mais il est tellement en train de passer à la moulinette, qu’on en est un peu gavé. Mais pour répondre à ta question, je pense que ma dernière campagne avec mon DA sur le magazine poker live… Je ne sais pas si tu l’as vu ? (je réponds que oui) « Devenez le roi du bluff », je suis très fier. Arriver à mettre un black au milieu du KKK…. [http://clement.blogs.com/thomas_clment/2008/05/poker-bluff.html]

Aurélien : Comment vous imaginez le métier pour le futur ?
O.L. : De moins en moins de créatifs. Le web va prendre une bonne part du boulot. En même temps, tout le monde dit il faut faire du web du web, du web… mais je pense que c’est un peu une mode. Le web s’impose comme le sixième des médias, mais bon, toutes les marques ne peuvent pas avoir des vidéos avec un million de personnes trouvant ça génial, tout le monde ne peut pas s’imposer sur le web. Ça va redescendre un petit peu, les grands médias resteront les plus importants.

2009

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